Méditer au travail : une nécessité ?

15 juin 2021 | Outils inspirants

Dans un monde turbulent et agité, il est de plus en plus urgent de s’arrêter. Respirer. Faire silence. Aller chercher en soi les ressources énergétiques qui apportent sérénité, concentration, focalisation. En effet, pratique en plein essor, la méditation de pleine conscience – ou mindfulness – propose de nombreux bénéfices.

 

Qu’est-ce que la méditation de pleine

conscience ?

 

Avant tout, la méditation de pleine conscience est une pratique qui consiste à être attentif à ce qui se passe en soi (respiration, flux des pensées…) et autour de soi (bruits, odeurs…), en étant en posture d’accueil, sans jugement. Ainsi, souvent silencieuse, la méditation peut être guidée ou semi-guidée. Accomplie en posture « méditative » (posture du lotus, en tailleur ou autre), elle peut également se pratiquer sans position spécifique : assis sur une chaise, debout dans le métro, installé à son bureau.

D’ailleurs, l’immobilité reste un élément important : en effet, la méditation ne peut à priori pas être totale si le corps est en mouvement ou en action.

D’abord d’inspiration orientale, la méditation, sous différentes formes, existe en réalité dans beaucoup de cultures et de civilisation, et, depuis longtemps. Par ailleurs, sous sa forme aujourd’hui la plus répandue, on l’appelle la méditation de « pleine conscience ». C’est-à-dire qu’elle ne cherche pas une transcendance, mais une pleine présence aux choses, avec attention mais sans intention. Finalement, la méditation relève davantage de l’« être » que du « faire », de l’ « ici et maintenant » que d’un « ailleurs » idéal recherché.

 

Quels sont les atouts ? bénéfices attendus ?

 

Finalement, méditer rend-il plus sage ? plus performant ? plus « zen » ? En contexte de stress, la méditation, comme d’autres pratiques fondées en toute ou partie sur la respiration, apporte indubitablement du calme, du recentrage sur soi et une meilleure appréhension de la situation.

Néanmoins, méditer, ce n’est pas uniquement rechercher plus de zénitude. En règle générale, on attribue à la méditation les bienfaits suivants :

– Améliorer l’attention et la concentration,
– Distinguer l’important du futile, améliorer son efficacité personnelle,
– Être calme, se détendre,
– Augmenter la créativité,
– Développer son intuition et sa perception du monde,
– Apaiser les pensées négatives et développer les pensées positives,
Accueillir plus facilement les événements de la vie,
Mieux « apprivoiser » nos émotions et nos pensées,
– Positiver, dynamiser notre relation au monde et aux autres,
– Développer la confiance en soi, la connaissance et l’estime de soi.

De manière plus synthétique, la méditation nous ancre dans le moment et le lieu présent. C’est-à-dire qu’elle améliore notre capacité à « être ». De plus, elle nous rappelle au monde sensoriel : notre propre corps, l’environnement autour de nous, les êtres humains qui nous entourent.

Certes, la méditation apporte des bienfaits. Ses bienfaits semblent être attestés par la recherche [1]. Cependant, la méditation ne poursuit pas de but en soi. C’est-à-dire que le résultat est dans le moyen (la pratique), et non pas dans ce que la pratique permet d’atteindre comme but, objectif ou finalité.

Derrière la méditation comme pratique, c’est souvent la pleine conscience comme discipline de vie qui est recherchée. Finalement, plus qu’un outil inspirant, la pleine conscience est surtout une discipline de vie. D’autant plus que pour les managers, elle contribue à incarner un leadership plus authentique.

Attention toutefois aux dérives ! À la frontière entre pratique spirituelle ou thérapeutique, développement personnel, pratique visant à l’efficacité personnelle et incarnation de la « happiness attitude » … La pleine conscience court aujourd’hui le risque d’être instrumentalisée. 

Comment méditer au travail ?

 

Au travail, méditer est possible. En effet, dans certaines circonstances (stress relationnel, pression liée au résultat, situation d’urgence, de crise ou de surcharge, « coup de mou » ou déprime plus marquée…), la méditation devient même très utile !

Un conseil : pour commencer, oubliez la position du lotus. Installez-vous confortablement sur une chaise, le dos droit sans être rigide, décollé du dossier de la chaise, les jambes décroisées avec les deux pieds complètement au sol, les mains posées sur les genoux ou les cuisses. A votre convenance, gardez les yeux ouverts, fermez-les ou essayez de les garder mi-clos, éventuellement en fixant un point devant vous pour faciliter la concentration. Enfin, portez votre attention sur votre respiration, les bruits du dehors, les points de contact de votre corps avec le sol ou la chaise.

Une pensée survient ? Un bruit vous distrait ? C’est ok ! Accueillez le dérangement avec douceur, observez avec bienveillance vos pensées et refocalisez votre attention sur votre respiration.

Mais comment la pratiquer au travail, concrètement ?

Citons quelques exemples :

– Pour commencer, lors de vos pauses, isolez-vous un moment (dans une salle de réunion non occupée, dans une salle de pause, dehors…) et méditez ;
– Ensuite, à votre bureau, à votre poste de travail, accordez-vous, de temps à autre et même si c’est pour 30 secondes, un temps de relâchement et de concentration sur votre respiration ;
– Cependant, en dernier recours et si aucune autre possibilité n’est offerte à vous, dénichez un lieu « refuge » qui vous permette de méditer tranquillement (ex : les sanitaires de l’entreprise !).

Au besoin, faites-vous aider par des applications dédiées ou des méditations guidées que vous trouverez sur Internet.

Grâce à la pratique, vous développerez votre capacité à méditer en tous lieux, toutes circonstances et même dans des environnements bruyants !

Bonne méditation !

Aymon Westphal

Référence :

[1] https://leblob.fr/enquetes/meditation-que-dit-la-science

Nos formations à suivre :

« Pratiquer la pleine conscience pour améliorer son efficacité professionnelle »

« Prendre soin de soi et récupérer »

« Développer une communication relationnelle positive »

« Gérer ses émotions »

Pour aller plus loin :

Kabat-Zinn, J. (2009). Au cœur de la tourmente, la pleine conscience : MBSR, la réduction du stress basée sur la mindfulness. De Boeck, coll. « Carrefour des Psychothérapies ».

Midal, F. (2018). Foutez-vous la paix. Pocket.

André, C. (2019). Le temps de méditer. L’Iconoclaste.

Novel, A.-S. (2016, 14 juillet). Christophe André : « La pleine conscience permet de distinguer l’urgent de l’important ». Le Monde

Commencez à méditer, avec l’application Petit Bambou 

 

 

 

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